Vous
demandez à vos étudiants de produire des vidéos dans le cadre de votre
cours?
YouTube est un outil tout désigné.
J'ai fait cet exercice
avec des étudiants en première année collégiale l'hiver dernier et je n'ai pas
eu de soutien technique à offrir. Ils ont trouvé par eux-mêmes.
Il
est important toutefois de les informer qu'ils sont responsables des paramètres
de confidentialité qu'ils choisissent. S'ils doivent fournir un lien valide vers
leur vidéo, cela ne signifie pas qu'ils doivent offrir leur vidéo au reste de la
planète! S'ils le font, le professeur ne doit pas en être tenu responsable.
Celui-ci a un rôle pédagogique à jouer et doit toutefois réagir en cas de
problème, particulièrement si les étudiants sont mineurs. Par mesure préventive, le professeur pourrait exiger que les vidéos soient "privées".
En effet, les vidéos peuvent
être "Publiques", "Non répertoriées", ou "Privées". À indiquer dans les
paramètres de la vidéo. Dans le cas d'une vidéo "Privée", l'étudiant peut la
partager avec son professeur dont il connait l'adresse GMAIL.
Personne d'autre n'aura alors accès à cette vidéo.
La plupart des
téléphones intelligents ou tablettes numériques permettent de transférer une vidéo directement sur
YouTube via WIFI ou 3G. Il n'est pas exclu que certains étudiants puissent
héberger la vidéo d'un autre étudiant qui n'a pas de compte YouTube. Il faut
toutefois un lien de confiance entre les étudiants. Encore là, c'est à l'étudiant de
gérer ça et au professeur d'intervenir pédagogiquement selon la situation.
Une dernière
chose à prévoir : la collecte des liens vers les vidéos. Celle-ci peut se faire
par messagerie interne (COLNET), par courriel ou au moyen d'un formulaire en
ligne (exemple formulaire Google).
Si
j'ai oublié quelque chose, faites-moi signe!
mercredi 4 décembre 2013
vendredi 29 novembre 2013
Compilatio: balises pour les cas de plagiat
Depuis quelques semaines, j'ai l'honneur d'administrer
la plateforme Compilatio de mon établissement. En plus des aspects techniques
reliés à la création des comptes d'utilisateurs, j'accompagne les professeurs,
entre autres, dans la délicate tâche d'interprétation des rapports d'analyses.
En attendant une politique ou des consignes plus officielles, voici quelques
observations et suggestions.
Avant de commencer, il faut bien comprendre que Compilatio ne fait que relever les similitudes avec des textes se trouvant sur Internet ou dans la bibliothèque de référence constituée des documents ayant déjà été analysés. C'est déjà beaucoup, mais Compilatio ne détecte pas le plagiat en tant que tel. Les rapports doivent être interprétés.
Interpréter, cela signifie par exemple : distinguer entre un plagiat et une citation valide. Compilatio ne fait pas cette distinction.
Cela désigne aussi, malheureusement, distinguer entre un plagiat et des citations mal faites. S'agit-il d'un plagiat ou d'une citation sans guillemets? D'une référence manquante? Ou imprécise? Sans tomber dans le procès d'intention de l'étudiant, ça se complique un peu. Nous tombons en zone grise...
Mes balises :
Avant de commencer, il faut bien comprendre que Compilatio ne fait que relever les similitudes avec des textes se trouvant sur Internet ou dans la bibliothèque de référence constituée des documents ayant déjà été analysés. C'est déjà beaucoup, mais Compilatio ne détecte pas le plagiat en tant que tel. Les rapports doivent être interprétés.
Interpréter, cela signifie par exemple : distinguer entre un plagiat et une citation valide. Compilatio ne fait pas cette distinction.
Cela désigne aussi, malheureusement, distinguer entre un plagiat et des citations mal faites. S'agit-il d'un plagiat ou d'une citation sans guillemets? D'une référence manquante? Ou imprécise? Sans tomber dans le procès d'intention de l'étudiant, ça se complique un peu. Nous tombons en zone grise...
Mes balises :
- L'étudiant essaie-t-il de tromper le correcteur? Son action a-t-elle pour effet de tromper?
Si aucune source n'est mentionnée et si le texte produit est présenté comme original ou personnel, la réponse est oui, sans aucun doute.Toutefois, si les sources sont mentionnées, mais sans qu'on puisse clairement savoir quel passage est associé à quelle source : il y a plutôt, à mes yeux, un problème de citations et références. - Après interprétation du rapport produit par Compilatio, un texte
comportant beaucoup de similitudes ne sera pas nécessairement un cas de
plagiat. Compilatio fournit tout de même une précieuse indication pour
l'évaluation, car le pourcentage de similitudes est un symptôme de la
valeur d'un travail.
Un travail comprenant une grande part de citations répond-il aux exigences du cours? En effet, la production de l'étudiant doit démontrer sa compétence. À moins que la compétence à développer ne se limite au repérage d'information, le copier-coller, même avec les guillemets, ne convient pas. - En résumé, si le travail remis comporte un problème au niveau des citations ou des références, sans que cela n'ait pour effet de me tromper, j'enlève des points (sous forme de pénalité) pour non-respect des consignes, citations non conformes, ou règle de présentation non respectées. Il ne s'agit pas d'un critère d'évaluation, mais d'une consigne de présentations du travail, au même titre que la mise en page. Ces consignes et règles de présentations sont indiquées dans le plan de cours et dans les consignes et critères d'évaluation du travail. Mes étudiants sont donc bien avisés qu'en cas de citations mal faites ou références imprécises, ils seront pénalisés.
- Et si le travail analysé est un plagiat? Et bien, j'applique alors la procédure prévue aux RPP PIEA. À la suite de ces sanctions, sans aucune forme de publicité, j'ai vu chuter considérablement le repiquage dans toutes les productions de mes étudiants. Mes moyennes de similitudes détectées sont maintenant sous les 10%, alors qu'elles dépassaient 25%, il y a 2 ans seulement...
Qu'en
pensez-vous?
vendredi 22 novembre 2013
Compilatio: le dépôt de documents
Dans la cette capsule, je présente une façon simple de recevoir les documents directement dans Compilatio. Je n'entre pas dans les détails, mais en 2min30sec, cela devrait être utile pour débuter.
vendredi 1 novembre 2013
L'école de demain et le BYOD
Vidéo québécoise en anglais produite par Marc-André Lalande (@malalande). Très belle ressource! Propos sérieux avec une forme amusante. À écouter avec attention...
Libellés :
BYOD,
Plan d'intégration TIC,
TIC et pédagogie
mardi 29 octobre 2013
vendredi 25 octobre 2013
mardi 22 octobre 2013
Belle utilisation du TBI en philo !
Voici
un très bel exemple d'application pédagogique du TBI dans un cours de philosophie
Il est entre autres question de cartes conceptuelles, de travaux collaboratifs, de stratégies astucieuses et peu couteuses et plus encore... Le titre aurait aussi pu être " la classe active en philosophie". Cela vaut vraiment la peine d'être vu.
Merci à François Jourde (@fjourde) et Christophe Batier (@batier) !
Il est entre autres question de cartes conceptuelles, de travaux collaboratifs, de stratégies astucieuses et peu couteuses et plus encore... Le titre aurait aussi pu être " la classe active en philosophie". Cela vaut vraiment la peine d'être vu.
Merci à François Jourde (@fjourde) et Christophe Batier (@batier) !
Libellés :
Cartes conceptuelles,
Code QR,
Google Docs,
TBI,
TIC et pédagogie
mardi 15 octobre 2013
Capsules d'introduction à Google Drive sur YouTube
La séquence de vidéos suivante présente les bases utiles pour se lancer dans Google Drive. Merci à Steeve Morissette pour la production de ces excellentes capsules. Bon visionnement !
Contenus
Contenus
- Vue d'ensemble
- Importation de fichiers
- Création de documents
- Partage
- Organisation des fichiers et des dossiers
- Publication des documents en ligne
- Création et partage de formulaires
- AutoCrat, un assistant dévoué (script très utile)
mardi 1 octobre 2013
autoCrat chez les #RepTIC (complément de présentation)
Bonjour,
Dans le cadre des journées de travail en présences du Réseau REPTIC qui se tiendront à Québec ces jours-ci, je souhaite partager une première version de marche à suivre pour utiliser le script autoCrat dans votre environnement Google Drive.
*REPTIC = répondant TIC (1 par collège au Québec, communauté de pratique)
Pour en savoir plus sur autoCrat, consultez http://www.youpd.org/autocrat.
Pour tester le script autoCrat et recevoir votre marche à suivre (présentement en version de travail) personnalisée remplissez le formulaire suivant:
votre adresse courriel servira à vous envoyer le document, je répondrai à vos questions avec plaisir, si vous laissez un commentaire dans le document - Jules Massé):
Dans le cadre des journées de travail en présences du Réseau REPTIC qui se tiendront à Québec ces jours-ci, je souhaite partager une première version de marche à suivre pour utiliser le script autoCrat dans votre environnement Google Drive.
*REPTIC = répondant TIC (1 par collège au Québec, communauté de pratique)
autoCrat pour quoi faire?
Pour créer, personnaliser et partager automatiquement des documents texte (Google) avec vos étudiants;Pour en savoir plus sur autoCrat, consultez http://www.youpd.org/autocrat.
autoCrat comment?
Avec un compte Google Drive par personne et les adresses courriels associées de chacun des participantsPour tester le script autoCrat et recevoir votre marche à suivre (présentement en version de travail) personnalisée remplissez le formulaire suivant:
votre adresse courriel servira à vous envoyer le document, je répondrai à vos questions avec plaisir, si vous laissez un commentaire dans le document - Jules Massé):
dimanche 25 août 2013
Note sur certains ateliers du congrès de l'AQPC
L'Association Québécoise de Pégagogie Collégiale tenait son congrès en juin dernier à Montréal.
Voici les notes que j'ai colligé lors des conférences et ateliers auxquels j'ai assisté.
Voici les notes que j'ai colligé lors des conférences et ateliers auxquels j'ai assisté.
1.
Développer les compétences cognitive
pour la socitété du savoir
Pierre Lévy, Université d’Ottawa
Le
présentateur met de l’avant l’idée qu’il est important pour nos étudiants de
familiariser avec l’évaluation critique de leurs sources d’information. Il souligne donc l’importance de tenter de
connaître l’orientation, le cadrage, le récit et les normes sur lesquelles
s’appuient une opinion proposée par un individu ou un groupe. Il découpe cette évaluation en plusieurs
questions, notamment :
– Qui? Identifier la source (personnes, institutions, courants)
– D’où vient le financement? Combien, sources
– Pourquoi? Quels sont les questions, problèmes, agendas (politique, économique,
théorique, religieux, etc.) de la source
– Références? Les sources de la source
sont-elles clairement identifiées?
– Quand et depuis quand? Retracer l’origine d’une idée ou d’une information
dans le temps. Reconstituer les
« lignes temporelles » des faits et idées
Il est donc
important de comprendre que l’objectivité n’existe pas, par contre la
transparence devient synonyme d’objectivité en ce sens que plus les auteurs
sont transparents, plus ils sont fiables.
Le
présentateur propose donc des étapes permettant à l’étudiant de gérer ses
sources :
1.
Maitriser son attention
2.
Se
connecter à des sources fiables et non-redondantes
3.
Filtrer
l’information
4.
Catégories
l’information
5.
Enregistrer
l’information dans la mémoire à long terme
6.
Faire
des synthèses de l’information disponible
7.
Partager
et communiquer l’information
8.
Ré-évaluer
régulièrement ses sources
2.
Towards
inclusive and successful learning for all : universal design in the
college classroom
Thomas Henderson, Directeur du centre de
recherche pour l’inclusion scolaire et professionnelles des étudiants en
situation de handicap
Le présentateur
présente des données démographiques en lien avec le nombre d’étudiants ayant
recours aux services offerts aux étudiants en situation de handicap ou encore
ayant une difficulté d’apprentissage.
Dans le réseau collégial, le nombre d’étudiants est en hausse de façon
importante depuis quelques années. Dans
ce contexte, il semble judicieux d’avoir une approche inclusive quant à nos
pratiques pédagogiques, ce qui s’inscrit dans une approche nommée « universal
design ».
Les
principes de base du « universal design » sont les suivants :
-
Ne
pas adopter une pédagogie « one size fits all » MAIS plutôt proposer
une alternative convenable à chacun
-
Ne
pas ajouter ces alternatives de façon réactive MAIS plutôt les inclure à notre
pédagogie dès le départ
-
Ne
pas privilégier l’accès pour un groupe restreint MAIS plutôt l’accès pour tous
Il s’agit
donc de « considérer les besoins de l’ensemble le plus large
d’utilisateurs dès le départ » (Ron Mace, traduction libre)
Des
applications simples des principes du « universal design » dans une
salle de classe comprennent :
-
Offrir
l’accès à l’information sous plusieurs formes (vidéo, support audio, document
d’accompagnement, documents en format .txt)
-
Énoncer
clairement les buts d’une activité et donner un résumé
-
Offrir
un support visuel (grilles, graphiques, images)
-
Présenter
l’information de façon à pouvoir faire des liens :
o
Surligner
l’information pertinente
o
Ajuster
la couleur et la taille de la police d’écriture
o
Présenter
l’information en « chunks »
o
Illustrer
à l’aide d’exemple
-
Faire
du modelage de stratégies d’auto-régulation
-
Présenter
l’information de façon progressive et en faisant de l’étayage
3.
Classe inversée
Présentateur: Christina Drouin, enseignant de
chimie au CÉGEP Maisonneuve
Qu’est-ce
qu’un classe inversée? Il s’agit d’une
classe où l’essentiel du temps est passé à appliquer les notions, plutôt qu’à
les enseigner. L’enseignement se fait à
l’aide de capsules vidéos (et parfois de lectures) que les étudiants consultent
en préparation au cours. Le but est de
permettre aux enseignants de maximiser leurs contacts avec les étudiants en
offrant un soutien lors de la réalisation de tâches et exercices en classe. Puisque l’enseignement magistral est remplacé
en partie par le visionnement de vidéos préparées par l’enseignant, une partie
importante du temps de classe est libéré à cette fin. Cela permet également aux étudiants éprouvant
certaines difficultés avec un concept de re-visionner la matière autant de fois
qu’il est nécessaire!
Le
présentateur nous présente les étapes qu’il a utilisées dans sa classe
inversée.
1)
Prise
de notes : L’étudiant consulte les capsules vidéos (et bien sûr le
manuel!) en vue de comprendre la matière qui sera appliquée en classe. Cette préparation remplace l’enseignement des
notions de façon magistrale généralement offert par le professeur
2)
Résumé :
Le professeur fait un survol des informations présentées dans la vidéo, en
disant juste assez pour que les étudiants n’ayant pas fait la préparation
puisse minimalement suivre, mais sans être redondant au point où la préparation
n’est plus nécessaire.
3)
En
classe : Le temps de classe est destiné à la « pratique » ou à
l’application des concepts
Afin de
réaliser des vidéos plusieurs outils sont disponibles, une explication sommaire
des outils ainsi que de leurs forces et limites est présentée ici :
Est-il
nécessaire de couvrir toutes les notions à l’aide de vidéos? Non!
Puisque la mise en ligne de vidéos demande du temps, il faut penser à 3
ou 4 notions qui paraissent particulièrement difficiles pour les étudiants et
qui nécessitent donc la présence de l’enseignant lorsque vient le temps de les
appliquer. Au fil des ans, une banque
intéressante de ressources sera ainsi constituée.
4)
What will students do?
Sharon Coyle, enseignante d’anglais langue
d’enseignement et conseillère pédagogique au Cégep de Sept-Iles
La
présentatrice attire notre attention sur le concept de « backwards
planning », c’est-à-dire sur l’importance de planifier d’abord
l’évaluation et les objectifs pour ensuite remonter vers les contenus.
Traditionnellement,
l’enseignant planifie ses enseignements en passant par les étapes
suivantes :
1.
Contenu
2.
Leçons
3.
Évaluation
4.
Objectifs
Dans une
approche d’enseignement par compétence basée sur des tâches authentiques (i.e. ressemblant
le plus possible à des tâches réelles), il faut plutôt renverser l’ordre
1.
Objectifs
2.
Évaluation
3.
Leçons
4.
Contenu
Cette
approche nous permet de nous assurer de l’atteinte de compétences et de les
aborder de façon approfondie. Il devient
parfois nécessaire de réduire les contenus (par exemple, lire moins de textes
dans un cours d’anglais), mais d’y aller avec une plus grande profondeur (par
exemple, prendre le temps de les situer dans leur contexte historique,
politique, etc.).
Une autre
réflexion permettant de nous guider est de penser aux connaissances et
compétences essentielles que l’on souhaite développer chez nos étudiants, mais
avec lesquelles ceux-ci ont le plus de difficulté.
5)
Révision assistée par ordinateur :
données de recherche et observations
Martine Ouellet, enseignante au CÉGEP de
Drummondville
La
présentatrice nous fait état des données obtenues dans le cadre d’un projet de
recherche portant sur l’impact de l’utilisation d’un correcticiel (i.e.
Antidote) sur la réussite de deux cours de première session (français mise à
niveau et un cours spécifique au programme) d’étudiants du programme d’accueil
et intégration.
Au sujet de
l’utilisation d’Antidote, la chercheure insiste sur les points suivants :
-
Former
les utilisateurs aux différentes fonctions et outils sur logiciel
-
Ajuster
les paramètres du correcteur afin de le rendre sensible aux particularités de
l’apprenant ainsi qu’aux objectifs du cours
-
Procéder
étape par étape dans l’utilisation du logiciel : cela implique de modifier
les réglages afin que seules les erreurs graves apparaissent au début, pour
graduellement rendre les filtres plus sensibles et éliminer les erreurs
restantes
Les
résultats de cette recherche quasi-expérimentale démontre qu’environ 30% des
étudiants ayant l’opportunité d’utiliser l’outil l’ont effectivement fait. Les utilisateurs réguliers du logiciel ont
obtenu une moyenne plus élevés dans les deux cours où la chercheuse a collecté
des données (i.e. français et un cours de « méthodologie »).
L’utilisation
du logiciel semble avoir un effet plus marqué pour les erreurs en lien avec la
ponctuation, la grammaire du texte et la syntaxe.
6)
Et si l’on pouvait évaluer mieux
demain?
France Côté, conseillère pédagogique au CÉGEP
Marie-Victorin
Citation
inspirante: « Mesurer ou évaluer n’équivaut pas à enregistrer de manière
externe et objective des acquis, comme le thermomètre indique la température,
sans intervention de l’homme, … Au contraire, évaluer des acquis revient à
construire un point de vue sur des performances censées représenter des
acquis » (Romainville, 2012).
Élaborer
une grille d’évaluation à échelle descriptive en 10 étapes :
1. Élaborer
une tâche et un contexte
Élaborer une mise en situation et des consignes
claires, pour une tâche complexe et authentique
2.
Apprécier le produit, le processus ou le propos
Déterminer si l’on évaluera le
produit, le processus ou le propos (il ne faut pas nécessairement faire tous
les trois à chaque production, mais il faut évaluer les trois durant la
session!)
Produit =
production ou performance
Processus =
progression ou comment l’étudiant s’y est pris
Propos =
discours ou justifications formulés par l’étudiant
3. Identifier
les indicateurs prédominants
Critères d’évaluation et description de chacun
des échellons
4. Formuler
adéquatement les critères d’évaluation
Ils doivent être observables,
pertinents, univoques et en lien avec le produit, le processus ou le propos
5.
Effectuer une vérification taxonomique
S’assurer que si la tâche
impliquer un niveau « analyse » les critères évaluent l’analyse!
6. Choisir
le type de grille approprié
Analytique, globale ou hybride?
7. Combien
de niveaux de performance ?
4 à 6
8. Procéder
à une description détaillée des résultats attendus à chacun des niveaux
Importance
de décrier en détail le seuil minimum (60%).
Au début, il peut être difficile de décrire les niveaux intermédiaires,
on pourra se servir des productions d’étudiants pour réviser la grille pour les
sessions subséquentes.
9. Éviter
les pièges
Éviter
d’utiliser des formulations négatives.
Éviter de déguiser des critères quantitatifs en qualitatif. Éviter les gradations maladroites.
10. Valider
l’outil
Demander à
nos collègues et étudiants de valider la grille.
Cette
présentation était si enrichissante qu’il vaut la peine de partager un lien
vers le Powerpoint, sur le site de l’AQPC :
jeudi 20 juin 2013
Innovation et institution
Il y a des choses difficiles à comprendre, par exemple : la compagnie Kodak -qui est aujourd'hui en faillite à cause du passage raté au numérique- a pourtant été la première à développer un appareil photo numérique !
Qu'en est-il de nos institutions scolaires et de leur relation aux TIC et à la formation en ligne ?
La discussion avec Marcel Lebrun est fascinante, toute en nuances.
Libellés :
Formation en ligne,
Plan d'intégration TIC,
TIC et pédagogie
mercredi 12 juin 2013
Formule BYOD (AVAN)
BYOD
= Bring Your Own Device (AVAN = apportez votre appareil numérique)
Il n'y a pas de règles institutionnelles régissant l'utilisation des ordinateurs portables et des tablettes numériques à l'ITHQ. Certains professeurs, quelques-uns seulement, suggèrent effectivement aux étudiants d'apporter leur appareil en classe. Pour les téléphones, à ma connaissance, c'est mal perçu, voire interdit. Certains professeurs interdisent aussi les ordinateurs et les tablettes, je ne connais pas la proportion, mais je dirais que c'est peut-être la moitié des profs! Pour l'école, il incombe à chaque professeur d'établir ses règles pour son cours. Et beaucoup d'autres se disent embêtés par les ordis et les tablettes. Ils les tolèrent, mais ne savent pas trop comment les intégrer.
L'arrivée des tablettes amène effectivement des usages et des possibilités nouvelles. Les fonctionnalités des tablettes ne sont pas toujours satisfaisantes comparées à celles des ordinateurs portables, mais elles semblent bien s'intégrer dans la classe et permettre de demeurer attentif à ce qui se passer autour de soi. Les tablettes sont toutefois nouvelles en classe -pour les étudiants comme pour les professeurs- et ne sont pas toujours maîtrisées techniquement. Les étudiants me posent d'ailleurs beaucoup de questions techniques et cherchent à mieux comprendre l'outil, pour travailler dans Google Drive par exemple, ou répondre à des formulaires en ligne.
Quels sont les principaux enjeux?
Infrastructure réseau et prises de courant
La capacité du réseau sans fil est un enjeu crucial. Les étudiants ont des téléphones et des ordinateurs. Il n'est pas rare que j'aie une cinquantaine d'appareils reliés au réseau sans fil de l'école dans ma seule classe (souvent 2 appareils par personne!). Si un autre professeur fait la même chose dans la classe voisine, la performance diminue sous un seuil critique et il n'est plus possible de travailler en infonuagique. La disponibilité des prises de courant pour les ordinateurs est aussi un réel casse-tête. Même lorsque les prises sont disponibles, on se retrouve rapidement avec des fils partout, ce qui rend les déplacements périlleux dans la classe.
La gestion de l'attention des étudiants
Cette session, un étudiant ayant l'air calme et studieux avait sont ordinateur portable en classe avec lui en tout temps. Il semblait prendre des notes et suivre le cours. Mais à la 12e semaine, il est venu candidement me poser des questions de base sur l'utilisation des ressources en ligne du cours et des documents partagés dans Google Drive. Il avait réussi à se rendre jusqu'à la fin de la session sans maîtriser les outils de base du cours, ce qui montre clairement qu'il faisait autre chose en classe, sans que je ne m'en sois rendu compte. Il a finalement échoué le cours... mais il aura certainement appris que la gestion des distractions et la capacité d'attention sont cruciales pour réussir. Comme professeur, je vais porter attention à ces situations et ajuster ma stratégie pour mieux prévenir ce genre de problèmes. Pour plusieurs étudiants, un téléphone, une tablette ou un ordinateur sont des appareils de divertissement. Il m'arrive même d'être un peu choqué lorsque j'entends des professeurs me dire à quels points ces appareils doivent être utilisés en classe, car ils sont tellement amusants ! Le fait qu'ils soient amusants est un réel défi et le professeur finit pas compétitionner avec l'outil pour garder l'attention de l'étudiant... Bien entendu, certains pourront mentionner l'apprentissage par le jeu, mais pour le moment, je ne suis pas rendu là ! Pour moi, les TIC sont un outil de travail puissant et efficace. Peu m'importe que ce soit amusant ou non. Là-dessus, il y a un fossé générationnel et je dois en tenir compte.
La pédagogie elle-même
Pour faire en sorte que les outils numériques personnels et les ressources numériques des cours soutiennent les apprentissages de tous les étudiants, et non seulement des plus forts, ou de ceux qui ont une motivation intrinsèque plus développée, il faut adapter la pédagogie et prendre certaines précautions. D'abord, il importe, très tôt dans le cours, d'imposer clairement et fermement la dimension TIC du cours. Mais, il faut le faire de manière progressive. Ensuite, il faut utiliser les outils de manières stimulantes, par exemple pour favoriser les travaux d'équipes et la collaboration entre pairs, pour accompagner les étudiants de manières plus soutenue en dehors des cours et plus personnalisée aussi (rétroactions plus fréquentes et délais de réponse plus courts) et pour offrir des contenus variés (textes complémentaires, vidéos, questionnaires). Il importe de repérer et d'intervenir rapidement auprès des étudiants plus "passifs" technologiquement. Il faut les accompagner de manière à ce qu'ils profitent eux aussi du levier technologique du cours. Sans quoi, les étudiants "plus forts" prendront une telle avance qu'il deviendra difficile d'enseigner pour toute la classe et les plus faibles s'en trouveront pénalisés. Ils seront en quelque sorte "largués technologiquement". Certains finissent même par développer une aversion pour les TIC ! Le problème n'est pas les TIC, mais les TIC amplifient effectivement les situations: l'avance des plus avancés, comme le retard des plus lents à se mettre au travail. Je parle ici de mon expérience personnelle avec plusieurs groupes depuis 3 ans.
En résumé, les professeurs sont les seuls à pouvoir déterminer la pertinence, dans leur cours, d'intégrer ou non les tablettes ou ordinateurs portables en classe. Toutefois, il est facile d'observer que la tendance est à l'augmentation et que ce n'est sans doute qu'une question de temps avant que tous les étudiants travaillent avec un appareil personnel de manière continue. Les changements de pratiques pédagogiques doivent donc être progressifs et planifiés, afin de permettre le déploiements de ressources matérielles nécessaires.
vendredi 7 juin 2013
Documents Google DOCs et prévention du plagiat
Les
étudiants de l'ITHQ ont accès directement à une foule d'outils infonuagiques via
leur compte Google éducation (@monithq.ca). Certains de ces outils permettent,
entre autres choses, de réduire le risque de plagiat.
Les documents textes Google facilitent la collaboration entre étudiants, mais aussi entre professeurs et étudiants. Il est possible de travailler sur un même document en même temps, à partir d'ordinateurs différents. Un professeur peut, par exemple, accompagner ses étudiants en temps réel, de chez lui ou de n'importe où, en intervenant directement dans le document. Il peut répondre à des questions via la fonction commentaire. Il peut même discuter en direct, par écrit ou par vidéoconférence. Finalement, il peut constater, au moment qui lui convient l'avancement du travail, le respect de l'échéancier ou la qualité du travail produit. Tout ces faits sont bien connus. Ce que j'ai tenté de faire avec cet outil ouvre cependant sur un autre sujet : le plagiat.
L'utilisation des documents collaboratifs de type Google Docs permet un enrichissement considérable de l'activité d'apprentissage: on peut suivre pas à pas le travail de chaque étudiant. On peut consulter l'historique des modifications apportées au travail, faire des commentaires ou répondre à ceux de l'étudiant. Les interactions sont simples, courtes, mais aussi fréquentes. Cela permet de s'ajuster au rythme d'apprentissage de chaque étudiant. Au besoin, ce suivi permet aussi de repérer efficacement les étudiants qui ont besoin d'un encadrement plus serré ou qui nécessitent un accompagnement particulier en présentiel.
L'étudiant qui souhaite plagier dans un tel contexte doit faire un travail considérable pour déconstruire ses sources et les faire correspondre aux étapes de réalisations (et aux échéances!). Cela représente tout un boulot. En plus de copier, il doit faire semblant de comprendre et d'apprendre à chacune des étapes, donc pas il n'y a plus de gain en terme de facilité pour l'étudiant. De plus, comme au moins une citations est exigée, l'étudiant est confronté d'emblée aux aspects méthodologiques et stratégiques entourant l'inclusion de citation dans son texte. À mesure que sa compréhension se développe et que ses apprentissages s'approfondissent, il sera naturellement porté à citer plutôt qu'à plagier. Les résultats observés dans l'analyse de Compilatio sont aussi d'ailleurs très révélateurs: la diminution est réelle, toutes les analyses passent au vert ! Dans le passé, j'avais surtout du jaune et souvent du rouge.
Amélioration de la qualité des textes produits et de la réussite en tant que telle
Pour plusieurs étudiants, cette rapidité de échanges entraîne une progression des apprentissages que j'observais moins souvent dans le passé. Il est fréquent de voir des étudiants "débloquer" suite à une intervention "au bon moment", même chez des étudiants présentant une motivation intrinsèque faible. Les moyennes générales de mes groupes ont augmenté depuis que j'applique cette stratégie. Je suis aussi parvenu à atténuer l'effet discriminatoire des technologies (TIC) qui avaient pour impact de favoriser les plus doués et les plus motivés ce qui élargissait l'écart dans mes groupes. C'est moins le cas maintenant, sans doute parce la place centrale des TIC dans le cours est mise en évidence dès le départ, par des exercices formatifs (mais obligatoires).
Je réponds fréquemment à des questions d'étudiants en ligne et cela selon un horaire très variable. J'essaie de répondre rapidement. Comme je passe beaucoup de temps devant mon écran d'ordinateur, il arrive régulièrement que je réponde instantanément.
Gestion des fichiers dans Google Drive
Que ce soit pour l'étudiant ou le professeur, la gestion des fichiers dans Google Drive peut s'avérer rebutante. Toutefois, le service est fiable (selon mon expérience) et très pratique. Il n'est plus nécessaire de posséder un ordinateur pour pouvoir évoluer dans un environnement de travail personnalisé. C'est un gros avantage. Aucun support n'est requis : plus de clé USB, de sauvegarde sur le disque dur, de copie de sécurité de versions multiples ou de perte de documents. Tout est au même endroit, accessible de partout et en tout temps. Je n'apporte plus mon ordinateur à l'école. J'utilise l'ordinateur de la classe et je me branche sur mon profil dans Chrome. Tout y est:
AutoCrat : un assistant dévoué
Pour simplifier la création des documents collaboratifs individuels, j'utilise le script suivant: AutoCrat. Il s'agit d'un bidule gratuit qui s'installe dans une feuille de calcul en deux temps/troismouvements clics. Ce qui me prenait environ une minute par étudiant (de travail abrutissant, répétitif et comportant un risque d'erreur non négligeable), ne prend plus maintenant que quelques secondes. Ce script ajoute une panoplie de possibilités de personnalisation et réduit risque d'erreur à presque rien. Autocrat peut générer des documents à partir d'un modèle que vous avez créé dans Document texte et des informations contenues dans une feuille de calcul. Ainsi, vous pourriez intégrer votre liste de classe avec les adresses courriel (Gmail), puis créer automatiquement des documents pour chacun des étudiants. Le professeur demeure propriétaire du document, ce qui simplifie la collecte (remise des travaux). Je n'entre pas dans les détails ici, mais il y vraiment un monde de possibilité qui s'ouvre avec ce simple bidule.
Regardez la démonstration suivante pour comprendre de quoi il s'agit (en anglais):
Accompagnement des étudiants
Ensuite, pour ne pas avoir trop de soutien technique à donner dans Google Drive, j'affiche la liste des noms des étudiants sur mon carnet avec l'hyperlien direct vers le travail de chacun. Ainsi, il suffit de cliquer sur son nom pour accéder au document. Il faut bien entendu être autorisé à accéder au document pour le que lien fonctionne. Cette liste de noms avec les hyperliens est générée automatiquement par une formule dans la feuille de calcul (spreadsheet). La formule génère le code HTML. Je recopie simplement les cellules de la colonne et le tour est joué. J'utilise une page sur un carnet (blogue), mais la même chose peut très bien être intégrée sur une page Moodle par exemple.
Détails techniques
La formule que j'utilise est la suivante : ="<a href='"&L2&"' target='_blank'>"&H2&"</a><br>"
Il vous suffira de remplacer L2 par l'emplacement de l'hyperlien généré par autoCrat et H2 par l'emplacement du nom (texte) sur lequel vous voulez voir l'hyperlien apparaître. Mon explication, en détails dans la capsule suivante:
Les documents textes Google facilitent la collaboration entre étudiants, mais aussi entre professeurs et étudiants. Il est possible de travailler sur un même document en même temps, à partir d'ordinateurs différents. Un professeur peut, par exemple, accompagner ses étudiants en temps réel, de chez lui ou de n'importe où, en intervenant directement dans le document. Il peut répondre à des questions via la fonction commentaire. Il peut même discuter en direct, par écrit ou par vidéoconférence. Finalement, il peut constater, au moment qui lui convient l'avancement du travail, le respect de l'échéancier ou la qualité du travail produit. Tout ces faits sont bien connus. Ce que j'ai tenté de faire avec cet outil ouvre cependant sur un autre sujet : le plagiat.
L'utilisation des documents collaboratifs de type Google Docs permet un enrichissement considérable de l'activité d'apprentissage: on peut suivre pas à pas le travail de chaque étudiant. On peut consulter l'historique des modifications apportées au travail, faire des commentaires ou répondre à ceux de l'étudiant. Les interactions sont simples, courtes, mais aussi fréquentes. Cela permet de s'ajuster au rythme d'apprentissage de chaque étudiant. Au besoin, ce suivi permet aussi de repérer efficacement les étudiants qui ont besoin d'un encadrement plus serré ou qui nécessitent un accompagnement particulier en présentiel.
Quelques principes qui m'ont guidé dans cette stratégie d'utilisation de Google Doc pour contrer les risques de plagiat dans mon cours de Philosophie et rationalité
- Concevoir un travail significatif pour l'élève (en lui offrant par exemple des choix et en le laissant exprimer des goûts et des opinions, même si ce n'est pas la finalité du travail)
- Découper la tâche en étapes de réalisation qui favorisent l'apprentissage progressif (ou cumulatif)
- Imposer un échéancier et encadrer au besoin certains étudiants qui ne le respectent pas
- Imposer l'utilisation du document collaboratif tout au long de la réalisation, ainsi que pour la remise du travail
- Exiger qu'au moins une source valide soit utilisée conformément, sous forme de citation dans le travail
- Rendre le scénario d'utilisation de l'outil simple pour l'étudiant
- Faire en sorte que cette formule ne demande pas trop de travail d'intégration de la part du professeur
Résultats observés:
Diminution notable du risque de plagiatL'étudiant qui souhaite plagier dans un tel contexte doit faire un travail considérable pour déconstruire ses sources et les faire correspondre aux étapes de réalisations (et aux échéances!). Cela représente tout un boulot. En plus de copier, il doit faire semblant de comprendre et d'apprendre à chacune des étapes, donc pas il n'y a plus de gain en terme de facilité pour l'étudiant. De plus, comme au moins une citations est exigée, l'étudiant est confronté d'emblée aux aspects méthodologiques et stratégiques entourant l'inclusion de citation dans son texte. À mesure que sa compréhension se développe et que ses apprentissages s'approfondissent, il sera naturellement porté à citer plutôt qu'à plagier. Les résultats observés dans l'analyse de Compilatio sont aussi d'ailleurs très révélateurs: la diminution est réelle, toutes les analyses passent au vert ! Dans le passé, j'avais surtout du jaune et souvent du rouge.
Amélioration de la qualité des textes produits et de la réussite en tant que telle
Pour plusieurs étudiants, cette rapidité de échanges entraîne une progression des apprentissages que j'observais moins souvent dans le passé. Il est fréquent de voir des étudiants "débloquer" suite à une intervention "au bon moment", même chez des étudiants présentant une motivation intrinsèque faible. Les moyennes générales de mes groupes ont augmenté depuis que j'applique cette stratégie. Je suis aussi parvenu à atténuer l'effet discriminatoire des technologies (TIC) qui avaient pour impact de favoriser les plus doués et les plus motivés ce qui élargissait l'écart dans mes groupes. C'est moins le cas maintenant, sans doute parce la place centrale des TIC dans le cours est mise en évidence dès le départ, par des exercices formatifs (mais obligatoires).
Aspects pratiques et impact sur la tâche
Fractionnement du temps de travail.Je réponds fréquemment à des questions d'étudiants en ligne et cela selon un horaire très variable. J'essaie de répondre rapidement. Comme je passe beaucoup de temps devant mon écran d'ordinateur, il arrive régulièrement que je réponde instantanément.
Gestion des fichiers dans Google Drive
Que ce soit pour l'étudiant ou le professeur, la gestion des fichiers dans Google Drive peut s'avérer rebutante. Toutefois, le service est fiable (selon mon expérience) et très pratique. Il n'est plus nécessaire de posséder un ordinateur pour pouvoir évoluer dans un environnement de travail personnalisé. C'est un gros avantage. Aucun support n'est requis : plus de clé USB, de sauvegarde sur le disque dur, de copie de sécurité de versions multiples ou de perte de documents. Tout est au même endroit, accessible de partout et en tout temps. Je n'apporte plus mon ordinateur à l'école. J'utilise l'ordinateur de la classe et je me branche sur mon profil dans Chrome. Tout y est:
- Feuille de présences (dans une feuille de calcul)
- Diaporama de présentation
- Mini-sondage ou jeu questionnaire, ou formatifs avec les formulaires
- Vidéo sur YouTube
- Travaux des étudiants dans des documents texte
- Courriel avec Gmail
- etc.etc.
AutoCrat : un assistant dévoué
Pour simplifier la création des documents collaboratifs individuels, j'utilise le script suivant: AutoCrat. Il s'agit d'un bidule gratuit qui s'installe dans une feuille de calcul en deux temps/trois
Regardez la démonstration suivante pour comprendre de quoi il s'agit (en anglais):
Accompagnement des étudiants
Ensuite, pour ne pas avoir trop de soutien technique à donner dans Google Drive, j'affiche la liste des noms des étudiants sur mon carnet avec l'hyperlien direct vers le travail de chacun. Ainsi, il suffit de cliquer sur son nom pour accéder au document. Il faut bien entendu être autorisé à accéder au document pour le que lien fonctionne. Cette liste de noms avec les hyperliens est générée automatiquement par une formule dans la feuille de calcul (spreadsheet). La formule génère le code HTML. Je recopie simplement les cellules de la colonne et le tour est joué. J'utilise une page sur un carnet (blogue), mais la même chose peut très bien être intégrée sur une page Moodle par exemple.
Détails techniques
La formule que j'utilise est la suivante : ="<a href='"&L2&"' target='_blank'>"&H2&"</a><br>"
Il vous suffira de remplacer L2 par l'emplacement de l'hyperlien généré par autoCrat et H2 par l'emplacement du nom (texte) sur lequel vous voulez voir l'hyperlien apparaître. Mon explication, en détails dans la capsule suivante:
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TIC et pédagogie
mercredi 29 mai 2013
L'école de demain
À
voir absolument. Je sais, ça dure une heure... mais vraiment, il faut le voir !
L'École de demain, le virage nécessaire pour répondre aux réels besoins d'un élève du 21e siècle
Allocution de Nancy Brousseau, Coordonnatrice des services d'enseignement de la Fédération des établissements d'enseignement privés
Les rendez-vous pédagogiques 2012-2013, L'école de demain dès aujourd'hui
18 janvier 2013 au Collège Régina Assumpta
Visitez le blogue de Nancy Brousseau --> http://nancybrousseau.com/
Contexte et problématique au niveau de la classe
Méthodes pédagogiques
Curriculum
Évaluation
Aménagement des salles
Mission de l'école : préparer les jeunes pour un futur inconnu dans un monde en constant changement, donc développer leur capacité d'adaptation et d'apprentissage continu.
Qui sont nos élèves?
Article sur cette étude : http://www.lapresse.ca/actualites/education/201302/22/01-4624261-le-blues-du-secondaire-la-motivation-au-plus-bas.php
L'École est déconnectée de la vie.
Que veulent les élèves? Être respectés, avoir des responsabilités, faire des choix, relever des défis, collaborer et compétitionner, suivre leurs intérêts et leurs passions, créer, s'exprimer et partager, participer
Les jeunes sont-ils motivés par leurs études?
Que veulent-ils?
L'école est-elle adaptée?
Ken Robinson, personnalité parmi les plus influentes en éducation au niveau mondial : voir sur TEDX
L'école est montée pour une époque industrielle: linéaire, conforme, unique, standardisée.
Les élèves sont classés selon leur âge. Ce critère est maintenant remis en question.
Les raisons d'être de l'école sont aussi remises en cause (l'école n'est plus l'unique endroit pour trouver le savoir, l'information existe en grande quantité et est facilement accessible)
Le monde change, et l'école?
Que sera le monde dans 5 ans? Pourtant l'école est une des institutions qui bouge le moins rapidement avec le clergé. Ceux qui font l'école reproduisent ce qu'ils ont aimé dans l'école... "On a tellement aimé l'école qu'on y est resté".
Le système est-il au service de la pédagogie ou est-ce l'inverse?
Comment les jeunes apprennent-ils aujourd'hui? Comment apprenons-nous?
Quels sont les courants forts en éducation?
Classe inversée, apprentissage mixte, tablettes, téléphone mobile, cours en ligne, ludification (apprentissage), technologie 1:1 (1 élève = 1 appareil), avan (BYOD), télévoteurs, infonuagique
On passe donc du renouveau à la techno.
Fin du modèle unique, nouveaux modèles centrés sur l'élève, personnalisé, technologique
En 2019, aux États-Unis, la moitié des cours au primaire et au secondaire pourraient être donnés en ligne si la tendance se maintient ! avantage: liberté-flexibilité (moment, lieu, rythme)
MOOC's, Massive Online Open Courses, cours gratuits en ligne.
Et ça marche, les études le démontrent.
Curriculum : ce qu'on sait ne vaut plus grand-chose, mais ce qu'on sait faire avec ce qu'on sait est important...
Implication pour le profil de sortie, qualités recherchées par le marché du travail des futurs finissants (Tony Wagner, Global Achievement Gap)...
Technologie : incontournable, prétexte pour changer les choses, l'appareil n'est pas LA solution, mais la pédagogie qu'il rend possible ou qu'il facilite. L'appareil est a aussi impact sur la motivation (Karsenti ).
Modèle 1 pour 1 est incontournable (un appareil/élève = ce n'est qu'une question de temps)
Avantage aux usages nomades (mobilité)
Sagesse numérique : il faudra choisir ce qu'on fait et ce qu'on fait faire par les machines
La salle de classe est vue comme en cause dans la perpétuation de l'enseignement magistral
Classe idéale : repensée pour collaborer à l'aide des technologies
Solutions:
Effet diligence : les premières voitures ressemblaient aux diligences, le changement se fait progressivement et on a du mal à délaisser ce qu'on connaît pour se lancer dans l'inconnu. Donc, il faut accepter que les choses se passent progressivement.
Approche intégrée: pédagogie (modèle, curriculum, évaluation), technologies (outils, infrastructures), organisation (espace, temps). C'est incontournable, tout est relié. On n'obtient pas de résultat en ne touchant qu'à un seul aspect.
Pédagogie (prof) :
Pour les directions
Diminuer l'emphase sur les connaissances, augmenter celle des compétences et sur les habiletés sociales et émotionnelles. En attendant, l'école a un double rôle : préparer les élèves aux exigences de l'école et à celle du monde réel.
Quel rôle pour l'évaluation : sanction vs apprentissage, laisser place à l'erreur, formuler des questions dont les réponses ne se trouvent pas sur Google!
Du côté des technologies: il faut choisir une stratégie. BOYD semble s'imposer présentement. (nécessite infrastructure et formation des profs)
Organisation de temps et de l'espace : il faudrait imaginer que les choses pourraient changer
Classe idéale:
Collaboration, modulaire, techno
Conclusion:
L'important c'est de rêver et d'avoir de la vision, voir ce qui se passe ailleurs, ne plus prendre de retard. Il faut aussi du courage. Dans monde qui change, les meilleurs sont ceux qui s'adaptent, pas ceux qui reproduisent toujours le même modèle.
Innovation, créativité, curriculum
Nous sommes pris avec notre besoin de tout contrôler.
Les révolutions partent du bas vers le haut, pas l'inverse. Pour les élèves, le système d'éducation, c'est les enseignants et les directions d'écoles.
L'École de demain, le virage nécessaire pour répondre aux réels besoins d'un élève du 21e siècle
Allocution de Nancy Brousseau, Coordonnatrice des services d'enseignement de la Fédération des établissements d'enseignement privés
Les rendez-vous pédagogiques 2012-2013, L'école de demain dès aujourd'hui
18 janvier 2013 au Collège Régina Assumpta
Visitez le blogue de Nancy Brousseau --> http://nancybrousseau.com/
Contexte et problématique au niveau de la classe
Méthodes pédagogiques
Curriculum
Évaluation
Aménagement des salles
Mission de l'école : préparer les jeunes pour un futur inconnu dans un monde en constant changement, donc développer leur capacité d'adaptation et d'apprentissage continu.
Qui sont nos élèves?
| 44 000 élèves des collèges privés ont répondu en 2011 |
2001
|
2011
|
Je suis motivé à l’égard de mes
études
|
77,1%
|
44,6%
|
Je fournis le maximum d’effort dans mes
études
|
74,9%
|
37,1%
|
Je possède une bonne méthode de
travail
|
70,6%
|
38,6%
|
Je suis confiant de réussir mes
études
|
87%
|
53,5%
|
Article sur cette étude : http://www.lapresse.ca/actualites/education/201302/22/01-4624261-le-blues-du-secondaire-la-motivation-au-plus-bas.php
L'École est déconnectée de la vie.
Que veulent les élèves? Être respectés, avoir des responsabilités, faire des choix, relever des défis, collaborer et compétitionner, suivre leurs intérêts et leurs passions, créer, s'exprimer et partager, participer
Les jeunes sont-ils motivés par leurs études?
Que veulent-ils?
L'école est-elle adaptée?
Ken Robinson, personnalité parmi les plus influentes en éducation au niveau mondial : voir sur TEDX
L'école est montée pour une époque industrielle: linéaire, conforme, unique, standardisée.
Les élèves sont classés selon leur âge. Ce critère est maintenant remis en question.
Les raisons d'être de l'école sont aussi remises en cause (l'école n'est plus l'unique endroit pour trouver le savoir, l'information existe en grande quantité et est facilement accessible)
Le monde change, et l'école?
Que sera le monde dans 5 ans? Pourtant l'école est une des institutions qui bouge le moins rapidement avec le clergé. Ceux qui font l'école reproduisent ce qu'ils ont aimé dans l'école... "On a tellement aimé l'école qu'on y est resté".
Le système est-il au service de la pédagogie ou est-ce l'inverse?
Comment les jeunes apprennent-ils aujourd'hui? Comment apprenons-nous?
Quels sont les courants forts en éducation?
Classe inversée, apprentissage mixte, tablettes, téléphone mobile, cours en ligne, ludification (apprentissage), technologie 1:1 (1 élève = 1 appareil), avan (BYOD), télévoteurs, infonuagique
On passe donc du renouveau à la techno.
Fin du modèle unique, nouveaux modèles centrés sur l'élève, personnalisé, technologique
En 2019, aux États-Unis, la moitié des cours au primaire et au secondaire pourraient être donnés en ligne si la tendance se maintient ! avantage: liberté-flexibilité (moment, lieu, rythme)
MOOC's, Massive Online Open Courses, cours gratuits en ligne.
Et ça marche, les études le démontrent.
Curriculum : ce qu'on sait ne vaut plus grand-chose, mais ce qu'on sait faire avec ce qu'on sait est important...
Implication pour le profil de sortie, qualités recherchées par le marché du travail des futurs finissants (Tony Wagner, Global Achievement Gap)...
- Pensée critique
- Collaboration, leadership
- Agilité, adaptabilité
- Initiative et entreprenariat
- Communication orale et écrite
- Trouver et analyser l'information
- Curiosité et imagination
Technologie : incontournable, prétexte pour changer les choses, l'appareil n'est pas LA solution, mais la pédagogie qu'il rend possible ou qu'il facilite. L'appareil est a aussi impact sur la motivation (Karsenti ).
Modèle 1 pour 1 est incontournable (un appareil/élève = ce n'est qu'une question de temps)
Avantage aux usages nomades (mobilité)
Sagesse numérique : il faudra choisir ce qu'on fait et ce qu'on fait faire par les machines
La salle de classe est vue comme en cause dans la perpétuation de l'enseignement magistral
Classe idéale : repensée pour collaborer à l'aide des technologies
Solutions:
Effet diligence : les premières voitures ressemblaient aux diligences, le changement se fait progressivement et on a du mal à délaisser ce qu'on connaît pour se lancer dans l'inconnu. Donc, il faut accepter que les choses se passent progressivement.
Approche intégrée: pédagogie (modèle, curriculum, évaluation), technologies (outils, infrastructures), organisation (espace, temps). C'est incontournable, tout est relié. On n'obtient pas de résultat en ne touchant qu'à un seul aspect.
Pédagogie (prof) :
- Être un apprenant modèle,
- Se réseauter (Twitter !) et s'adapter
- Faire entrer le monde dans sa classe
- Proposer du travail significatif
- Personnaliser l'apprentissage
Pour les directions
- On encourage le réseautage !
Diminuer l'emphase sur les connaissances, augmenter celle des compétences et sur les habiletés sociales et émotionnelles. En attendant, l'école a un double rôle : préparer les élèves aux exigences de l'école et à celle du monde réel.
Quel rôle pour l'évaluation : sanction vs apprentissage, laisser place à l'erreur, formuler des questions dont les réponses ne se trouvent pas sur Google!
Du côté des technologies: il faut choisir une stratégie. BOYD semble s'imposer présentement. (nécessite infrastructure et formation des profs)
Organisation de temps et de l'espace : il faudrait imaginer que les choses pourraient changer
Classe idéale:
Collaboration, modulaire, techno
Conclusion:
L'important c'est de rêver et d'avoir de la vision, voir ce qui se passe ailleurs, ne plus prendre de retard. Il faut aussi du courage. Dans monde qui change, les meilleurs sont ceux qui s'adaptent, pas ceux qui reproduisent toujours le même modèle.
Innovation, créativité, curriculum
Nous sommes pris avec notre besoin de tout contrôler.
Les révolutions partent du bas vers le haut, pas l'inverse. Pour les élèves, le système d'éducation, c'est les enseignants et les directions d'écoles.
TIC et réussite
Les objectifs poursuivis dans un projet TIC, en lien avec la réussite, sont divers (entre autres) :
1. Rôle facilitant: répondre à des contraintes inhérentes au programme (logistique, horaire, locaux, stage, etc.)
2. Motivation: améliorer l’expérience globale de l’étudiant et des professeurs (souplesse, personnalisation, enrichissement, offrir des contenus complémentaires, etc.)
3. Qualité: améliorer la qualité de la formation (augmentation de la profondeur des apprentissages réalisés).
Ces trois sphères sont présentes dans les 7 dimensions suivantes (Réf. Jacques Viens, UDM et Daniel Peraya, Université de Genève, 2005, p. 10) :
1. Rôle facilitant: répondre à des contraintes inhérentes au programme (logistique, horaire, locaux, stage, etc.)
2. Motivation: améliorer l’expérience globale de l’étudiant et des professeurs (souplesse, personnalisation, enrichissement, offrir des contenus complémentaires, etc.)
3. Qualité: améliorer la qualité de la formation (augmentation de la profondeur des apprentissages réalisés).
Ces trois sphères sont présentes dans les 7 dimensions suivantes (Réf. Jacques Viens, UDM et Daniel Peraya, Université de Genève, 2005, p. 10) :
- l’amélioration de l’accès aux informations, ressources et personnes;
- l’individualisation de l’enseignement;
- l’augmentation/enrichissement des rétroactions – interactions système-apprenant;
- l’autonomie/contrôle pour une implication plus grande de l’apprenant dans son apprentissage;
- la communication entre acteurs par la coopération, la collaboration et la coélaboration de connaissances/compétences;
- la contextualisation des apprentissages dans des situations près de la réalité (activités réalistes, visualisation de phénomènes et concepts, simulations, etc.);
- la focalisation sur des apprentissages de haut niveau, dont la métacognition, la réflexion individuelle/collective, le jugement critique à la fois sur le contenu des apprentissages et sur les processus d’apprentissage.
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